Ca y est, nous voici tous à Montpellier.
Le voyage s'est bien passé, deux fois 10 H environ, avec une nuit en Italie. Les filles ont été admirables de patience, surtout Miona & Divna.
Et comme à chaque retour, nous ramenons une complication médicale pour Miona & Lena, cette fois la varicelle. On s'en est aperçus pendant la nuit à Padoue, au milieu du voyage.
C'est décevant, car Miona était impatiente de se tremper dans la Méditerranée (moi également), et on doit attendre 2 semaines pour faire de vraies sorties en famille.
Et nous comptons maintenant sur Lena pour tomber malade à son tour, d'ici 1 à 2 semaines. Joie.
Sinon, l'appartement est toujours là, bien entretenu, et la pauvre Pavlina a du s'exiler chez une connaissance.
Nous sommes revenus mardi soir, ça fait déjà 2 jours. C'est marrant, je n'ai pas perdu mes repères, et tout revient vite. Comme quoi on peut se sentir chez soi dans plus d'un endroit. On ne bouge pas encore, on se repose et on s'occupe surtout de quelques papiers.
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jeudi 2 juillet 2009
dimanche 21 juin 2009
Plus près de la fin
Salut à tous, nous espérons que vous allez bien.
En ce moment, j'ai la flemme de donner toutes les nouvelles, et pourtant il y en a toujours.
Mais on sent la fin du séjour serbe approcher, le départ est programmé pour lundi 29/06, dans une semaine. On n'a encore rien préparé, mais de temps en temps on y pense.
Nous allons voyager comme à l'aller, 1600 kms coupés en deux par une nuit, en Italie cette fois.
Miona est au courant, elle parle un peu de la mer et de Montpellier, et Lena vit très bien l'ignorance de ces "détails". Pour les grands, il y a sûrement un peu de blues, surtout aujourd'hui qu'il pleut.
On s'organise pour profiter des derniers jours et dire au revoir, sans oublier les petites.
La famille Stevanovic ne les reverra pas de sitôt, j'aimerais bien qu'elles passent plus de temps ensemble, mais tous sont assez occupés. La maman Stevanovic, qui retravaille dans une pharmacie privée victime de la crise, travaille 7/7, et Mirna ne prend pas de vacances pour travailler sur sa thèse.
Divna termine une traduction pour l'édition serbe d'un classique grec, pour ne pas trop s'ennuyer dans la routine. Et moi je lézarde un peu plus, je me promène sur le Net.
La France et le monde n'ont pas l'air d'avoir trop changé, les débats restent les mêmes, et l'absence de vraies solutions également.
Ici, l'actualité est dominée par une bonne nouvelle, les Serbes n'auront plus besoin de visas pour de courts séjours en Europe. Contrepartie supposée du changement de tous les passeports pour des biométriques. Plus de queues et de longues attentes aux ambassades européennes, et moins de frais [à partir de Janvier].
Le reste des infos n'est pas aussi lumineux.
On s'arrange aussi avec notre arrivée en France, notre locataire (qui veut maintenant rester en France) va se débrouiller pour se loger, Fatiha, l'assistante maternelle de Miona va prendre les 2 petites comme elle peut. L'argent ne devrait pas être un problème, mais on va rester très prudents le premier mois. Ca va être dur, car on voudra aussi profiter de mes derniers jours libres.
Souhaitons que la Méditerranée soit bien chaude pour notre retour.
Tchao !
En ce moment, j'ai la flemme de donner toutes les nouvelles, et pourtant il y en a toujours.
Mais on sent la fin du séjour serbe approcher, le départ est programmé pour lundi 29/06, dans une semaine. On n'a encore rien préparé, mais de temps en temps on y pense.
Nous allons voyager comme à l'aller, 1600 kms coupés en deux par une nuit, en Italie cette fois.
Miona est au courant, elle parle un peu de la mer et de Montpellier, et Lena vit très bien l'ignorance de ces "détails". Pour les grands, il y a sûrement un peu de blues, surtout aujourd'hui qu'il pleut.
On s'organise pour profiter des derniers jours et dire au revoir, sans oublier les petites.
La famille Stevanovic ne les reverra pas de sitôt, j'aimerais bien qu'elles passent plus de temps ensemble, mais tous sont assez occupés. La maman Stevanovic, qui retravaille dans une pharmacie privée victime de la crise, travaille 7/7, et Mirna ne prend pas de vacances pour travailler sur sa thèse.
Divna termine une traduction pour l'édition serbe d'un classique grec, pour ne pas trop s'ennuyer dans la routine. Et moi je lézarde un peu plus, je me promène sur le Net.
La France et le monde n'ont pas l'air d'avoir trop changé, les débats restent les mêmes, et l'absence de vraies solutions également.
Ici, l'actualité est dominée par une bonne nouvelle, les Serbes n'auront plus besoin de visas pour de courts séjours en Europe. Contrepartie supposée du changement de tous les passeports pour des biométriques. Plus de queues et de longues attentes aux ambassades européennes, et moins de frais [à partir de Janvier].
Le reste des infos n'est pas aussi lumineux.
On s'arrange aussi avec notre arrivée en France, notre locataire (qui veut maintenant rester en France) va se débrouiller pour se loger, Fatiha, l'assistante maternelle de Miona va prendre les 2 petites comme elle peut. L'argent ne devrait pas être un problème, mais on va rester très prudents le premier mois. Ca va être dur, car on voudra aussi profiter de mes derniers jours libres.
Souhaitons que la Méditerranée soit bien chaude pour notre retour.
Tchao !
dimanche 26 avril 2009
Mes parents & Chuck en Serbie
Je décris la situation actuelle :
Divna travaille dans la cuisine. Plein de livres, de stylos & un carnet de notes au milieu des restes du petit-déjeuner, sur la table de la cuisine. Elle prépare ce matin son cours de demain matin, car l'après-midi sera pris.
Lena fait une sieste, elle a souvent un gros coup de mou 2/3 H après le réveil. Normal, elle a épuisé ses réserves hier soir en offrant une prestation de très grande qualité chez un couple d'amis de la famille de Divna.
Miona, elle, se raconte des histoires en s'aidant de pâte à modeler. J'ai compris qu'il y a une famille de serpents qui a construit une maison, les "Totally Spies" sont aussi passés faire quelque chose, et puis ils ont un couteau et voudraient maintenant casser la maison. Mais en fait ils font plutôt des croissants (Q: Miona lirait-elle trop Pierre la Police ?). Ils sont roses, les croissants.
Voilà, on a une heure de calme entre l'étendage de linge sur la terrasse et l'arrivée des parents, j'écris un peu. Tout va bien, c'est le dernier jour de leur séjour ici, et ils semblent s'être assez amusés entre la ferme de Voïvodine, les familles Stevanovic & Prodanovic, les voisins, les restos, les monastères, la famille Fajgelj, un film norvégien, un spectacle musical, la famille Nakic, et surtout Lena & Miona. Nous avons même eu quelques grands moments avec les petites. Je crois que tout le monde est content de ces 10 jours, et ils repartent demain midi, pour bien se reposer dans le grand sud.
Ils seront suivis d'ici le 1er Mai par le couple WWW.Sophie&Gilles.com. Nous sommes prêts.
Et pour justifier ce titre aguicheur, il y a une compagnie de bus (car le public et le privé se partagent les lignes de bus de Beograd) qui diffuse des pubs ou des phrases du jour sur écran, et j'ai souri en y voyant des "Chuck Norris Facts" traduits ou adaptés.
Exemple serbe : "Chuck Norris a battu une fois Mishkovic à un appel d'offres". Ce Mishkovic, c'est le patron de Delta Holding, l'homme d'affaires le plus connu de Serbie, il a un vrai empire commercial.
A bientôt.
Divna travaille dans la cuisine. Plein de livres, de stylos & un carnet de notes au milieu des restes du petit-déjeuner, sur la table de la cuisine. Elle prépare ce matin son cours de demain matin, car l'après-midi sera pris.
Lena fait une sieste, elle a souvent un gros coup de mou 2/3 H après le réveil. Normal, elle a épuisé ses réserves hier soir en offrant une prestation de très grande qualité chez un couple d'amis de la famille de Divna.
Miona, elle, se raconte des histoires en s'aidant de pâte à modeler. J'ai compris qu'il y a une famille de serpents qui a construit une maison, les "Totally Spies" sont aussi passés faire quelque chose, et puis ils ont un couteau et voudraient maintenant casser la maison. Mais en fait ils font plutôt des croissants (Q: Miona lirait-elle trop Pierre la Police ?). Ils sont roses, les croissants.
Voilà, on a une heure de calme entre l'étendage de linge sur la terrasse et l'arrivée des parents, j'écris un peu. Tout va bien, c'est le dernier jour de leur séjour ici, et ils semblent s'être assez amusés entre la ferme de Voïvodine, les familles Stevanovic & Prodanovic, les voisins, les restos, les monastères, la famille Fajgelj, un film norvégien, un spectacle musical, la famille Nakic, et surtout Lena & Miona. Nous avons même eu quelques grands moments avec les petites. Je crois que tout le monde est content de ces 10 jours, et ils repartent demain midi, pour bien se reposer dans le grand sud.
Ils seront suivis d'ici le 1er Mai par le couple WWW.Sophie&Gilles.com. Nous sommes prêts.
Et pour justifier ce titre aguicheur, il y a une compagnie de bus (car le public et le privé se partagent les lignes de bus de Beograd) qui diffuse des pubs ou des phrases du jour sur écran, et j'ai souri en y voyant des "Chuck Norris Facts" traduits ou adaptés.
Exemple serbe : "Chuck Norris a battu une fois Mishkovic à un appel d'offres". Ce Mishkovic, c'est le patron de Delta Holding, l'homme d'affaires le plus connu de Serbie, il a un vrai empire commercial.
A bientôt.
samedi 21 mars 2009
"Ce Qui me Manque" I
Si vous connaissez l'émission "Karambolages", vous savez déjà de quoi je vais parler.
Pour les autres, je suis obligé d'écrire de quoi il s'agit. Il s'agit de lister les manques les plus flagrants, en se tenant à la catégorie "objets usuels", sans entrer dans le mode de vie, par exemple. Et sans entrer dans les détails, vous avez du boulot, vous.
Une petite liste des "mais pourquoi ils n'ont pas ça ici ?", c'est parti !
Le gaz : Assez peu d'habitations sont reliées au réseau de gaz, ils ont misé il y a longtemps sur le tout électrique. Alors, il est rare de trouver le chauffage ou la cuisine au gaz. Et la flamme bleue sous la casserole, ça me manque un peu. Bien sûr, je me suis habitué aux plaques électriques, mais la réactivité et la facture du gaz me manquent. Et à propos du chauffage, la majorité de celui-ci est assuré par des équipements individuels électriques. Par exemple, pour un appartement de 50 m², nous avons (par ordre de puissance) : un gros radiateur à accumulation thermique, 2 radiateurs plats, un radiateur d'appoint à huile, et un petit soufflant, le tout électrique. Et bien ça fait des factures EDS (=EDF) assez salées en hiver, env. 100€/mois, incroyablement cher pour les salaires d'ici (je n'ai pas trouvé de statistique fiable, mais je dirais autour de 500€ actuellement). Mais beaucoup de résidences récentes proposent enfin un chauffage central au gaz.
La bouffe : Sujet délicat, car très subjectif, mais ce que le Français va surtout regretter, c'est l'absence de fromages autres que des fromages de type feta et les pâtés qui ressemblent à des terrines, pas des mousses uniformes. Après, on peut trouver beaucoup de produits exotiques (mais courants en France, comme la semoule précuite/ couscous) dans les épiceries fines, mais il faut connaître. Et nous en avons plusieurs à proximité, donc tout va bien. Autre chose, les vrais thés dans la restauration sont assez rares, il faut chercher les lieux qui proposent du vrai "tchaï". Et attention : le même mot désigne infusion et thé.
La brosse-éléphant : Moi je lave beaucoup de vaisselle avec, et je trouve ça pratique. Ca évite de se mouiller tout le temps, ça permet d'atteindre des endroits inaccessibles, c'est pas cher et presqu'inusable. Ben ici, nous avons cherché un peu partout sans trouver. La vaisselle se fait à l'éponge ou à la brosse (grand choix disponible).
Arte : Oui, la chaîne culturelle. J'y suis habitué, c'est presque la seule que je peux mettre à tout moment avec l'espoir de tomber sur un programme intéressant. Donc, point d'Arte ici, même sur les réseaux cablés, et le visionnage de leurs émissions en VOD est interdit hors de France. Ceinture, donc. Et ce ne sont ni TV5 Monde, ni CNN ou BBC World qui vont la remplacer, hélas.
Peu de menus extérieurs : Rien n'oblige les restos à afficher leurs prestations à l'extérieur, donc un Français va souvent entrer avec une certaine appréhension. Mais je crois qu'on peut avoir moins de mauvaises surprises qu'en France, car la restauration est plus uniforme, et on est sûr de trouver ce qu'on cherche en se fiant au style affiché par le resto.
La signalisation : Les indications routières sont plutôt chiches, il ne faut pas rater ses changements de direction. Pareil pour les noms de rues. En général, ce n'est pas un pays de signes visuels. Les enseignes sont peu attirantes, il y a bien peu de moyens pour attirer le chaland (sauf les casinos).
Les paiements via Internet : Bon, c'est surtout pour la blague, mais je dois raconter notre unique e-achat. Nous avons acheté des places pour le concert local de Depeche Mode du 20 Mai 2009, et la vente ne se faisait que via Internet. Donc on s'inscrit sur un site, on entre le nombre de places, puis on reçoit un courriel "confirmation de la commande", puis un courriel contenant un papier à imprimer pour payer dans un bureau de poste (voir sujet ultérieur sur les paiements de factures). On va donc payer avec du vrai argent dans un vrai bureau, puis on est finalement avertis que les tickets sont à retirer à un endroit précis, après telle date. Un peu compliqué, et très loin du "Web2.0". D'ailleurs, une lointaine cousine de Divna nous a récemment appelés plusieurs fois pour se rassurer, car elle devait faire la même démarche pour un concert de Madonna. Je pense tout de même que ça marche mieux ailleurs 8-)
Les interrupteurs dans la salle de bains : En Serbie, les interrupteurs de la lumière, du chauffe-eau et du "radiateur-grill" sont traditionnellement à l'extérieur de la SdB. En général, juste à côté de la porte. Je ne connais pas nettement les raisons qui ont guidé ce choix (le syndrome Cloclo ?), mais je m'interroge encore sur le côté pratique de cette disposition. Pour le chauffe-eau, à la rigueur, on peut chauffer son eau avant le bain sans entrer, mais pour la lumière, je ne vois pas l'avantage. Et pour finir, on chauffe la SdB avec un grill situé juste au-dessus de la porte. Oui, une grosse résistance qui brûle plus le plafond qu'elle ne chauffe 10 m³ de volume. Là, surtout, je ne vois pas quelle logique a conduit à préférer ce mode de chauffage à tous les autres.
Les accessoires qui vont avec les langes : les couches jetables ont rapidement pris le marché, et on a du mal à trouver ce qu'il faut pour vivre sa maternité "comme au 19e". Déception pour nous.
Pas de retour produit : Que je sache, il n'y a pas de loi permettant à un client de ramener un produit dans les 7 jours. C'est juste pour info, car perso je ne l'ai jamais fait en France, alors je ne compte pas commencer ici. Je préfère bien me renseigner avant l'achat. Mais toujours est-il que je trouve que c'est un bon acquis et un progrès à faire.
Voilà une première fournée, ça fera déjà assez. Et pour prouver que je suis impartial, bientôt viendra la contre-liste "mais pourquoi on n'a pas ça, en France ?"
Pour les autres, je suis obligé d'écrire de quoi il s'agit. Il s'agit de lister les manques les plus flagrants, en se tenant à la catégorie "objets usuels", sans entrer dans le mode de vie, par exemple. Et sans entrer dans les détails, vous avez du boulot, vous.
Une petite liste des "mais pourquoi ils n'ont pas ça ici ?", c'est parti !
Le gaz : Assez peu d'habitations sont reliées au réseau de gaz, ils ont misé il y a longtemps sur le tout électrique. Alors, il est rare de trouver le chauffage ou la cuisine au gaz. Et la flamme bleue sous la casserole, ça me manque un peu. Bien sûr, je me suis habitué aux plaques électriques, mais la réactivité et la facture du gaz me manquent. Et à propos du chauffage, la majorité de celui-ci est assuré par des équipements individuels électriques. Par exemple, pour un appartement de 50 m², nous avons (par ordre de puissance) : un gros radiateur à accumulation thermique, 2 radiateurs plats, un radiateur d'appoint à huile, et un petit soufflant, le tout électrique. Et bien ça fait des factures EDS (=EDF) assez salées en hiver, env. 100€/mois, incroyablement cher pour les salaires d'ici (je n'ai pas trouvé de statistique fiable, mais je dirais autour de 500€ actuellement). Mais beaucoup de résidences récentes proposent enfin un chauffage central au gaz.
La bouffe : Sujet délicat, car très subjectif, mais ce que le Français va surtout regretter, c'est l'absence de fromages autres que des fromages de type feta et les pâtés qui ressemblent à des terrines, pas des mousses uniformes. Après, on peut trouver beaucoup de produits exotiques (mais courants en France, comme la semoule précuite/ couscous) dans les épiceries fines, mais il faut connaître. Et nous en avons plusieurs à proximité, donc tout va bien. Autre chose, les vrais thés dans la restauration sont assez rares, il faut chercher les lieux qui proposent du vrai "tchaï". Et attention : le même mot désigne infusion et thé.
La brosse-éléphant : Moi je lave beaucoup de vaisselle avec, et je trouve ça pratique. Ca évite de se mouiller tout le temps, ça permet d'atteindre des endroits inaccessibles, c'est pas cher et presqu'inusable. Ben ici, nous avons cherché un peu partout sans trouver. La vaisselle se fait à l'éponge ou à la brosse (grand choix disponible).
Arte : Oui, la chaîne culturelle. J'y suis habitué, c'est presque la seule que je peux mettre à tout moment avec l'espoir de tomber sur un programme intéressant. Donc, point d'Arte ici, même sur les réseaux cablés, et le visionnage de leurs émissions en VOD est interdit hors de France. Ceinture, donc. Et ce ne sont ni TV5 Monde, ni CNN ou BBC World qui vont la remplacer, hélas.
Peu de menus extérieurs : Rien n'oblige les restos à afficher leurs prestations à l'extérieur, donc un Français va souvent entrer avec une certaine appréhension. Mais je crois qu'on peut avoir moins de mauvaises surprises qu'en France, car la restauration est plus uniforme, et on est sûr de trouver ce qu'on cherche en se fiant au style affiché par le resto.
La signalisation : Les indications routières sont plutôt chiches, il ne faut pas rater ses changements de direction. Pareil pour les noms de rues. En général, ce n'est pas un pays de signes visuels. Les enseignes sont peu attirantes, il y a bien peu de moyens pour attirer le chaland (sauf les casinos).
Les paiements via Internet : Bon, c'est surtout pour la blague, mais je dois raconter notre unique e-achat. Nous avons acheté des places pour le concert local de Depeche Mode du 20 Mai 2009, et la vente ne se faisait que via Internet. Donc on s'inscrit sur un site, on entre le nombre de places, puis on reçoit un courriel "confirmation de la commande", puis un courriel contenant un papier à imprimer pour payer dans un bureau de poste (voir sujet ultérieur sur les paiements de factures). On va donc payer avec du vrai argent dans un vrai bureau, puis on est finalement avertis que les tickets sont à retirer à un endroit précis, après telle date. Un peu compliqué, et très loin du "Web2.0". D'ailleurs, une lointaine cousine de Divna nous a récemment appelés plusieurs fois pour se rassurer, car elle devait faire la même démarche pour un concert de Madonna. Je pense tout de même que ça marche mieux ailleurs 8-)
Les interrupteurs dans la salle de bains : En Serbie, les interrupteurs de la lumière, du chauffe-eau et du "radiateur-grill" sont traditionnellement à l'extérieur de la SdB. En général, juste à côté de la porte. Je ne connais pas nettement les raisons qui ont guidé ce choix (le syndrome Cloclo ?), mais je m'interroge encore sur le côté pratique de cette disposition. Pour le chauffe-eau, à la rigueur, on peut chauffer son eau avant le bain sans entrer, mais pour la lumière, je ne vois pas l'avantage. Et pour finir, on chauffe la SdB avec un grill situé juste au-dessus de la porte. Oui, une grosse résistance qui brûle plus le plafond qu'elle ne chauffe 10 m³ de volume. Là, surtout, je ne vois pas quelle logique a conduit à préférer ce mode de chauffage à tous les autres.
Les accessoires qui vont avec les langes : les couches jetables ont rapidement pris le marché, et on a du mal à trouver ce qu'il faut pour vivre sa maternité "comme au 19e". Déception pour nous.
Pas de retour produit : Que je sache, il n'y a pas de loi permettant à un client de ramener un produit dans les 7 jours. C'est juste pour info, car perso je ne l'ai jamais fait en France, alors je ne compte pas commencer ici. Je préfère bien me renseigner avant l'achat. Mais toujours est-il que je trouve que c'est un bon acquis et un progrès à faire.
Voilà une première fournée, ça fera déjà assez. Et pour prouver que je suis impartial, bientôt viendra la contre-liste "mais pourquoi on n'a pas ça, en France ?"
mercredi 31 décembre 2008
Dernier message avant 2009
On n'a pas le courage de faire les voeux comme il le faudrait, car nous sommes tous crevés, et on ne va pas attendre le tournant de l'année. Les maladies nous ont terrassés.
Enfin, de la part de tous les Soleils présents (Divna, Miona, Lena, moi, et mes parents), nous vous souhaitons une très, très belle année 2009.
Et mon souhait personnel est que cette foutue crise soit accompagnée de mesures, de leçons et d'une forme de justice. Pour le reste, on verra après.
Ah oui !, et bonne santé 2009 à tous. Car c'est aussi très important, ça, en fait, mine de rien.
RRrrrrrnNNNnnnflllnrg A-Tchoum!
Enfin, de la part de tous les Soleils présents (Divna, Miona, Lena, moi, et mes parents), nous vous souhaitons une très, très belle année 2009.
Et mon souhait personnel est que cette foutue crise soit accompagnée de mesures, de leçons et d'une forme de justice. Pour le reste, on verra après.
Ah oui !, et bonne santé 2009 à tous. Car c'est aussi très important, ça, en fait, mine de rien.
RRrrrrrnNNNnnnflllnrg A-Tchoum!
lundi 15 décembre 2008
Le Danois fou
Il fallait absolument que je vous raconte (y'a encore quelqu'un ?) un personnage croisé au hasard des rencontres internationales.
D'abord, il n'a pas de nom. C'est l'homme sans nom, comme Clint Eastwood, ou Nobody.
Si si sérieusement, on ne s'adresse plus à lui par son nom depuis 7 ans. Dans un sens, c'est normal, puisqu'il est mort, le monsieur.
Alors il ne le donne pas, même à ses amis, collègues ou hôtes. Il préfère qu'on ne l'appelle pas par un nom, d'ailleurs. Et pourtant il me semble qu'il en a trouvé un autre pour l'état civil, celui qu'il a lu sur la sonnette en arrivant dans le logement qu'il occupe depuis qu'il est mort. Donc ce mort vivant a pris l'identité du locataire précédent, et puis...
...Et depuis, il ne mange que des bananes. Sérieux, c'est bien ce que j'ai entendu.
Tout ceci a l'air étrange, comme ça, d'autant plus que je sais bien peu de choses de cet énergumène, alors j'essaie de relater les choses comme je les ai entendues durant la soirée, sans avoir fait de recherches sur lui depuis la rencontre. Tout n'est pas crédible, mais je crois qu'il faut lui laisser une part de légende, il le mérite.
En gros, ce grand Danois d'une trentaine d'années, mince, au visage émacié, papa marié, écrivain, auteur de théâtre, chanteur et activiste politique, s'est déclaré mort en 2001. Je ne connais pas les détails, mais il a disparu un moment pour le monde entier, famille & amis compris. Puis une nouvelle entité est apparue, une "raison sociale" seulement dédiée à la mémoire du défunt.
Et cette "société" d'un seul homme continue à produire des écrits, pièces de théâtre, chansons, évènements artistiques ou politiques partout dans le monde. Il ne veut plus exister en tant que personne, cela l'aide à vivre d'une façon différente les choses, et à être ouvert à tout et tous, pourrait-on dire. Ce Personne est un nomade ne possédant pas grand-chose, un citoyen critique du monde.
Mais finalement ce Personne est aussi très sympathique, il a une présence scénique impressionnante, se veut un pourfendeur des idées reçues, un dénonciateur de la globalisation des idées et de la "fausse" démocratie. Et un sacré gaillard, qui est allé au bout de son idée et voyage toujours là où ça craint (je ne parle pas de la Serbie, mais plutôt de l'Irak ou l'Iran par ex.).
Ca me fait vraiment plaisir de voir qu'il existe un type pareil.
Et en fait il était invité pour quelques jours par le département des langues scandinaves de la fac, chez la soeur de Divna. Il devait juste tenir une conférence, mais il a aussi tenu à improviser un concert le 21 Nov dans un café, parfaitement organisé par Mirna. Comme elle le trouvait intéressant et à notre goût, elle nous a proposé de venir l'écouter.
Après le concert, nous nous sommes posés pour discuter, une soirée vraiment passionnante, grands mercis au défunt Claus Beck-Nielsen (je viens juste de faire une recherche, j'ai pas trop écrit de conneries) et à Mirna pour nous l'avoir fait rencontrer.
D'abord, il n'a pas de nom. C'est l'homme sans nom, comme Clint Eastwood, ou Nobody.
Si si sérieusement, on ne s'adresse plus à lui par son nom depuis 7 ans. Dans un sens, c'est normal, puisqu'il est mort, le monsieur.
Alors il ne le donne pas, même à ses amis, collègues ou hôtes. Il préfère qu'on ne l'appelle pas par un nom, d'ailleurs. Et pourtant il me semble qu'il en a trouvé un autre pour l'état civil, celui qu'il a lu sur la sonnette en arrivant dans le logement qu'il occupe depuis qu'il est mort. Donc ce mort vivant a pris l'identité du locataire précédent, et puis...
...Et depuis, il ne mange que des bananes. Sérieux, c'est bien ce que j'ai entendu.
Tout ceci a l'air étrange, comme ça, d'autant plus que je sais bien peu de choses de cet énergumène, alors j'essaie de relater les choses comme je les ai entendues durant la soirée, sans avoir fait de recherches sur lui depuis la rencontre. Tout n'est pas crédible, mais je crois qu'il faut lui laisser une part de légende, il le mérite.
En gros, ce grand Danois d'une trentaine d'années, mince, au visage émacié, papa marié, écrivain, auteur de théâtre, chanteur et activiste politique, s'est déclaré mort en 2001. Je ne connais pas les détails, mais il a disparu un moment pour le monde entier, famille & amis compris. Puis une nouvelle entité est apparue, une "raison sociale" seulement dédiée à la mémoire du défunt.
Et cette "société" d'un seul homme continue à produire des écrits, pièces de théâtre, chansons, évènements artistiques ou politiques partout dans le monde. Il ne veut plus exister en tant que personne, cela l'aide à vivre d'une façon différente les choses, et à être ouvert à tout et tous, pourrait-on dire. Ce Personne est un nomade ne possédant pas grand-chose, un citoyen critique du monde.
Mais finalement ce Personne est aussi très sympathique, il a une présence scénique impressionnante, se veut un pourfendeur des idées reçues, un dénonciateur de la globalisation des idées et de la "fausse" démocratie. Et un sacré gaillard, qui est allé au bout de son idée et voyage toujours là où ça craint (je ne parle pas de la Serbie, mais plutôt de l'Irak ou l'Iran par ex.).
Ca me fait vraiment plaisir de voir qu'il existe un type pareil.
Et en fait il était invité pour quelques jours par le département des langues scandinaves de la fac, chez la soeur de Divna. Il devait juste tenir une conférence, mais il a aussi tenu à improviser un concert le 21 Nov dans un café, parfaitement organisé par Mirna. Comme elle le trouvait intéressant et à notre goût, elle nous a proposé de venir l'écouter.
Après le concert, nous nous sommes posés pour discuter, une soirée vraiment passionnante, grands mercis au défunt Claus Beck-Nielsen (je viens juste de faire une recherche, j'ai pas trop écrit de conneries) et à Mirna pour nous l'avoir fait rencontrer.
Miona en Serbie
Si vous avez vu les photos les plus récentes de Miona et de Lena, vous avez pu voir combien elles sont en forme. Elles ont la belle vie ici, on peut le dire.
Miona va à la crèche tous les matins en semaine, jusqu'à 16h30 env. Elle a plus de 3 ans, mais ici, c'est la crèche jusqu'à 7 ans, âge d'entrée dans le système scolaire. Les crèches sont publiques ou privées, la différence est dans le prix et dans l'attente après inscription. De toute façon, il n'y a pas de structure gratuite, ce qui est surprenant.
J'en parle aussi, car il y a débat en ce moment, à propos de la sauvegarde des maternelles en France, et ce qu'on peut leur envier, c'est leur gratuité. Pour le reste, niveau des équipes d'encadrement, tenue des établissements, activités proposées, cantine, le système serbe est à la hauteur, et l'absence de classe maternelle ne donne pas des adultes moins instruits que chez nous.
Donc, pour un plein temps en "kindergarten" public, il faut quand même compter 7400 dinars par mois et par enfant, ce qui revient à presque 100€. C'est dégressif & partiellement indexé sur les revenus, et c'est bien sûr bien moins cher que dans le privé. Pourtant on peut considérer que c'est inaccessible pour beaucoup, car cela doit presque représenter 30% du revenu moyen ici. Ceux qui ne peuvent pas doivent confier à la famille proche, pas vraiment le choix.
Une chose un peu gênante au début, la crèche ferme à 17h. Cela correspond aux horaires de travail serbes d'avant-je-ne-sais-quand, mais de nos jours je dirais qu'il manque une heure le soir, c'est décalé par rapport à beaucoup d'emplois, surtout dans le privé. Pour nous ce n'est pas un souci, je suis dispo.
Pas encore d'accueil possible pour Lena, il faut attendre la 1e année.
A part ça, Miona "franzuskinia" (on l'appelle parfois comme ça là-bas) a plusieurs ami(e)s au kindergarten, et elle en parle souvent. Des garçons aussi, et il y a même un certain Luka, boule à zéro et tempérament de feu, qui lui fait des avances assez sérieuses (ouioui, sur la bouche ! Noa fais gaffe). La créche est divisée en 2 étages dédiés à 2 tranches d'âge, Miona est au RDC, chez les grands. Ils ont une cour, des salles de danse, théâtre, jeu, une cantine, une garde-robe. Le lundi et le mercredi matin, elle fait du ballet, vous n'imaginez pas comme elle est fière en tutu.
Il y a parfois des spectacles ou des sorties, comme ce mémorable spectacle de magie.
(A signaler quand même, les abonnements aux activités et les spectacles sont en sus)
Le mercredi soir, elle dort chez la grand-mère Vukosava et la tante Mirna, toujours avec grand plaisir.
La natalité en Serbie n'est pas ce qu'elle est en France (mais nous sommes champions, il faut le dire), alors il n'y a pas tant d'enfants de son âge autour de nous, je dirais 3 ou 4 filles et 3 garçons avec lesquelles elle peut littéralement s'éclater. Ici on peut voir sa nouvelle amie Mila. Alors, comme partout, les liens se tissent par le biais des enfants, et on s'invite régulièrement entre parents amis, et tout ce petit monde se défoule pendant que les parents discutent et boivent. Et Miona se plaît tellement chez les autres, qu'elle demande TOUJOURS à rester dormir à la fin de la fête. Parfois ça chouine pas mal sur le départ.
Miona dort bien et ne fait plus de sieste après midi (ça ne se fait pas à la crèche).
Elle est toujours bilingue, le Français reste pratiqué car je le parle avec elle. Elle aime toujours sa cadette Lena, et Lena commence aussi à apprécier les jeux de son aînée. Ca la fait marrer, et ça motive Miona.
Elle pourrait regarder les dessins animés toute la journée, bien sûr. En ce moment elle est très Bugs Bunny et Power Puff Girls, comme son père (Regardez Cartoon Networks !!). Mais ses icones papier glacé du moment, ce sont les Magical Winx, et elle est Layla pour les connaisseurs. Forcément, elle convoite aussi tout ce qu'elle voit chez les autres enfants, mais elle n'est pas colérique ou capricieuse, et on s'en sort bien. De toute façon sa tante Mirna pallie régulièrement à sa fièvre acheteuse.
Pas de grandes promenades à Kalemegdan depuis de longues semaines, moins de temps, et temps moins clément. Mais bientôt on se fera les grandes rues du centre décorées et illuminées pour Noël, c'est promis.
Voilà pour la grande, je parlerai de la petite + tard.
Miona va à la crèche tous les matins en semaine, jusqu'à 16h30 env. Elle a plus de 3 ans, mais ici, c'est la crèche jusqu'à 7 ans, âge d'entrée dans le système scolaire. Les crèches sont publiques ou privées, la différence est dans le prix et dans l'attente après inscription. De toute façon, il n'y a pas de structure gratuite, ce qui est surprenant.
J'en parle aussi, car il y a débat en ce moment, à propos de la sauvegarde des maternelles en France, et ce qu'on peut leur envier, c'est leur gratuité. Pour le reste, niveau des équipes d'encadrement, tenue des établissements, activités proposées, cantine, le système serbe est à la hauteur, et l'absence de classe maternelle ne donne pas des adultes moins instruits que chez nous.
Donc, pour un plein temps en "kindergarten" public, il faut quand même compter 7400 dinars par mois et par enfant, ce qui revient à presque 100€. C'est dégressif & partiellement indexé sur les revenus, et c'est bien sûr bien moins cher que dans le privé. Pourtant on peut considérer que c'est inaccessible pour beaucoup, car cela doit presque représenter 30% du revenu moyen ici. Ceux qui ne peuvent pas doivent confier à la famille proche, pas vraiment le choix.
Une chose un peu gênante au début, la crèche ferme à 17h. Cela correspond aux horaires de travail serbes d'avant-je-ne-sais-quand, mais de nos jours je dirais qu'il manque une heure le soir, c'est décalé par rapport à beaucoup d'emplois, surtout dans le privé. Pour nous ce n'est pas un souci, je suis dispo.
Pas encore d'accueil possible pour Lena, il faut attendre la 1e année.
A part ça, Miona "franzuskinia" (on l'appelle parfois comme ça là-bas) a plusieurs ami(e)s au kindergarten, et elle en parle souvent. Des garçons aussi, et il y a même un certain Luka, boule à zéro et tempérament de feu, qui lui fait des avances assez sérieuses (ouioui, sur la bouche ! Noa fais gaffe). La créche est divisée en 2 étages dédiés à 2 tranches d'âge, Miona est au RDC, chez les grands. Ils ont une cour, des salles de danse, théâtre, jeu, une cantine, une garde-robe. Le lundi et le mercredi matin, elle fait du ballet, vous n'imaginez pas comme elle est fière en tutu.
Il y a parfois des spectacles ou des sorties, comme ce mémorable spectacle de magie.
(A signaler quand même, les abonnements aux activités et les spectacles sont en sus)
Le mercredi soir, elle dort chez la grand-mère Vukosava et la tante Mirna, toujours avec grand plaisir.
La natalité en Serbie n'est pas ce qu'elle est en France (mais nous sommes champions, il faut le dire), alors il n'y a pas tant d'enfants de son âge autour de nous, je dirais 3 ou 4 filles et 3 garçons avec lesquelles elle peut littéralement s'éclater. Ici on peut voir sa nouvelle amie Mila. Alors, comme partout, les liens se tissent par le biais des enfants, et on s'invite régulièrement entre parents amis, et tout ce petit monde se défoule pendant que les parents discutent et boivent. Et Miona se plaît tellement chez les autres, qu'elle demande TOUJOURS à rester dormir à la fin de la fête. Parfois ça chouine pas mal sur le départ.
Miona dort bien et ne fait plus de sieste après midi (ça ne se fait pas à la crèche).
Elle est toujours bilingue, le Français reste pratiqué car je le parle avec elle. Elle aime toujours sa cadette Lena, et Lena commence aussi à apprécier les jeux de son aînée. Ca la fait marrer, et ça motive Miona.
Elle pourrait regarder les dessins animés toute la journée, bien sûr. En ce moment elle est très Bugs Bunny et Power Puff Girls, comme son père (Regardez Cartoon Networks !!). Mais ses icones papier glacé du moment, ce sont les Magical Winx, et elle est Layla pour les connaisseurs. Forcément, elle convoite aussi tout ce qu'elle voit chez les autres enfants, mais elle n'est pas colérique ou capricieuse, et on s'en sort bien. De toute façon sa tante Mirna pallie régulièrement à sa fièvre acheteuse.
Pas de grandes promenades à Kalemegdan depuis de longues semaines, moins de temps, et temps moins clément. Mais bientôt on se fera les grandes rues du centre décorées et illuminées pour Noël, c'est promis.
Voilà pour la grande, je parlerai de la petite + tard.
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